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1816 - Les conséquences des catastrophes naturelles

AVIS aux cultivateurs, rédigé sur la demande de S. E. le ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur, par une commission de la société royale et centrale d'agriculture.

Les pluies abondantes qui sont tombées depuis plusieurs

mois, le débordement des rivières qui en a été la suite, peuvent faire

craindre qu'en plusieurs lieux la récolte des foins ne soit entière­ment

perdue, ou du moins considérablement altérée.





Bien que des renseignemens récens annoncent que différentes

provinces n'ont été frappées qu'en partie par ce fléau, et que plusieurs en

ont été entièrement préservées, qu'enfin, presque par-tout, l'abondance des

regains et la végétation spontanée des herbes dans les champs semblent devoir

diminuer beaucoup les inquiétudes, la prudence veut qu'on ne néglige aucune

des précautions conseillées par l'expérience, afin de diminuer les dommages

d'une intempérie aussi extraordinaire, et de suppléer aux fourrages dont elle

a pu occasionner la perte.





Un des fâcheux effets des longues pluies qui ont régné,

et du défaut de chaleur suffisante, a été de priver les foins de leurs

principales qualités nutritives. Les sainfoins et les luzernes bien exposés et

coupés avant l'excessive humidité, ont pu conserver ces qualités ; mais

tous les propriétaires de bestiaux n'ont pas cette précieuse ressource, et, à

son défaut, l'on devra diminuer le travail des chevaux et des b?ufs, ou bien

leur donner une plus forte mesure, soit d'avoine, soit d'autres grains, afin

d'augmenter la partie substantielle des plantes dont se compose leur nourriture

ordinaire. A ce défaut de qualité dans les fourrages, qui en nécessite une

plus grande consommation, il faut ajouter celui de l'insalubrité produite par

les inondations qui, en cou­vrant les foins de limon, de sable et de débris

d'animaux, y établissent un foyer de putridité, dont les effets sont presque

toujours très-dangereux.





Dans cette position, il importe d'observer quelles sont les

causes qui vicient le fourrage, et quel est le degré d'altération de chaque

portion que l'on se propose de donner aux animaux, afin de rejeter tout-à-fait

celles qui sont corrompues, et de n'user des autres qu'avec réserve; enfin,

d'arrêter à temps les progrès du mal, en évitant que les fourrages préservés

en tout ou en partie, ne s'échauffent davantage, ne se pourrissent ou ne se

moisissent, car alors ils deviendraient de plus en plus désagréables et

dangereux pour les bestiaux; et dans une année où chacun est toujours tenté

de leur offrir tout ce qu'ils ne refuseraient pas absolument, il est essentiel

que l'attention la plus scrupuleuse écarte les nourritures malsaines, qui sont

la cause de presque toutes les épizooties, et sur-tout des épizooties

charbonneuses, qui se communiquent même aux hommes (Voyez : Recherches sur

les causes des maladies charbonneuses, publiées par ordre du gouvernement,

imprimées chez Mme. Huzard, rue de l'Eperon, à Paris.)





Il ne suffit pas d'écarter le foin gâté de la bouche des

bestiaux, il faut encore se garder de l'employer comme litière, non-seulement

parce que, dans ce cas, la faim et le désoeuvrement peuvent le leur faire

manger, mais encore parce qu'ils pourraient être asphyxiés dans les écuries

ou étables, ainsi que les hommes qui viendraient à y entrer. Le malaise que

l'on éprouve dans les greniers qui renferment des foins gâtés, malgré l'air

qui y cir­cule, doit convaincre, à cet égard, les plus incrédules, et déterminer

à convertir en fumier les fourrages viciés, qui, par-­là, deviendront un

excellent engrais; mais pour opérer cette conversion sans danger, il faut les

éloigner des lieux habités. En accumulant une nourriture putride dans les

estomacs des ruminans, on dans les intestins des autres animaux, on y jette le

germe de maladies graves, dont les bêtes à laine sont ordinairement les plus

affectées, attendu le volume énorme qu'elles consomment. La poussière qui

sort de ces fourrages insalubres peut aussi devenir funeste à toutes sortes

d'animaux. elle s'intro­duit dans les poumons avec l'air inspiré; elle les

obstrue, les irrite, et devient la cause de toux violentes, opiniâtres, qui dégénèrent

souvent en phthisies pulmonaires, en pommelions. Les foins chargés de

particules terreuses provenant de l'envasement ou de l'ensablement des prés,

produisent plus fréquemment ces accidens; ils en produisent quelques autres

encore. Par exemple, dans les lieux où le sol est mêlé de fragmens

granitiques, et lorsque le sable est dur et anguleux, les dents des animaux en

sont usées comme avec une lime; de plus, cette poussière insoluble et

imperceptible qu'ils font tomber en tirant les foins du râtelier, attaque leurs

yeux, et finit par leur faire perdre la vue. Il est vrai que, pour atténuer ces

mauvais effets, on peut laver les foins, puis les battre, et les secouer après

les avoir fait sécher; on peut aussi les mêler avec des fourrages sains.

Malheureusement cette manipulation n'influe guère que sur les fourrages qui

sont légèrement altérés; elle est insuffisante à l'égard des autres:

d'ailleurs, le séjour des plantes dans l'eau les rend insipides et peu

nourrissantes; le battage fait perdre les graines et une partie des feuilles, et

le mélange ne fait que dissi­muler la mauvaise qualité; le plus souvent, au

lieu d'améliorer le foin gâté, il ne sert qu'à étendre la corruption à des

fourrages qui auraient été utilement employés sans cette mixtion.





Si cependant on croit nécessaire, dans quelques occasions,

de préparer ainsi les foins, on ne doit pas oublier qu'il ne faut les battre ou

les secouer qu'en plein air, en se plaçant au-dessus du vent, et ne les laver

que dans une eau courante, dans laquelle les bestiaux ne doivent aller boire que

plus on moins long-temps après cette opération. A l'égard des mélanges, il

ne faut jamais se les permettre lorsque l'altération est arrivée à un certain

degré, quoiqu'ils fassent manger les fourrages aux animaux avec moins de répugnance,

parce que le danger pour eux reste le même ( L'on dira bientôt comment le mélange

avec la paille peut être utile pour la conservation des récoltes.)





Rien n'est plus propre à prévenir les suites fâcheuses

de l'emploi des foins altérés, que de les asperger avec de l'eau salée ou mêlée

avec du vinaigre. Il y a bien long-temps que cette bonne pratique a été indiquée

et employée avec beaucoup d'avantages: la dose est d'une livre de sel et de

deux pintes de vinaigre par quintal, dans cinq à six seaux d'eau. On peut aussi

employer l'acide sulphurique ( huile de vitriol ) dans l'eau destinée à leur

boisson: les doses convenables se reconnaissent, en goûtant l'eau, qui doit

imprimer sur la langue une très-légère et agréable acidité.





Les animaux refusent quelquefois de boire cette eau acidulée:

dans ce cas, on peut y ajouter quelques poignées de son, ou un peu de farine,

et ils s'y habituent bientôt. S'ils continuent de la refuser, il faut la leur

faire avaler.





Si, malgré tous ces soins, on reconnaissait que quelques

animaux fussent atteints de maladies qui eussent des caractères de putridité,

il faudrait promptement les isoler et les mettre en plein air; il faudrait aussi

mettre hors des étables, ceux qui seraient avec eux; et, en attendant le vétérinaire,

qui doit être appelé de suite, on peut passer à tous un seton au fanon, et

leur faire prendre, chaque matin, gros comme une noisette de sulfate de fer (

Vitriol vert ), que l'on aura fait dissoudre dans une pinte d'eau.





Pendant l'absence des bestiaux, on doit nettoyer complètement

les écuries, les étables et bergeries, en lavant à grande eau les murs, les

crèches, les râteliers et planches; on doit enlever les fumiers et la première

couche des terres, lorsque le sol n'est pas pavé; enfin, on ne doit y ramener

les animaux qu'après leur parfaite guérison.





L'aperçu qui précède a fait connaître les maux qui

peuvent résulter de l'emploi inconsidéré des mauvais fourrages : on ne

saurait donc apporter trop d'attention à la conservation de ceux qui ont échappé

à un temps aussi défavorable que celui qui a inquiété les cultivateurs

pendant quelques mois, ni se donner trop de soins pour suppléer à leur défaut,

non-seulement parce qu'il est des lieux où il n'en a pas été recueilli

suffisamment, mais aussi parce que les foins que l'on possède peuvent encore

s'altérer à des époques imprévues, et qu'alors il ne serait plus temps de réparer

les torts de la négligence.





On ne doit pas perdre de vue que plus le foin humide ou altéré

est pressé dans le grenier ou dans la meule, plus il arrive rapidement au point

d'être impropre à la nourriture des bestiaux, et que même il peut s'enflammer

spontanément; d'où il suit qu'il faut le faire sécher le plus possible, et se

garder de le piétiner comme on le pratique ordinairement; mais, au contraire,

le coucher sur un rang de fagots, avec la précaution d'en placer en outre

quelques-uns dans l'intérieur du tas, de manière à faire pénétrer et

circuler dans la masse un air nouveau, soit que l'on conserve le foin en meule,

soit qu'on le conserve dans un grenier.





Dans cet arrangement, il est quelquefois avantageux, sur­tout

à l'égard des trèfles et des regains de toute espèce, si difficiles à sécher,

de les mêler avec de la paille d'avoine, de froment ou de seigle, afin

d'affaiblir leur tendance à l'altération.





La perte des foins corrompus n'est pas la seule à laquelle

on soit exposé, si on ne s'est hâté de les enlever de dessus la prairie, dès

que le terrain a été suffisamment raffermi: la lenteur, dans urne telle

circonstance, nuit à la pousse des regains, retarde la coupe et la rend plus

difficile; il y a même à craindre que les nouvelles herbes ne se ressentent de

l'altération des anciennes.





Les vases déposées sur les prés, peuvent aussi porter un

grand préjudice à la récolte des secondes herbes et à la parure, s'ils ne

sont pas promptement séchés et aérés.





Avec une forte herse on peut rompre la croûte et arracher

les vieilles plantes qu'il aurait été difficile de faucher; ensuite réunir ce

ratelage en petites meules, qui, après avoir été mises sur le fumier pendant

l'hiver, seront, à la fin de cette saison, répandues sur la prairie.





Il n'est pas nécessaire sans doute de faire remarquer

qu'on ne doit pas conduire les bestiaux dans les prairies sur lesquelles il

reste des herbages corrompus et des vases infectées, jusqu'à ce qu'elles aient

été assainies.





L'humidité qui a régné, fera nécessairement pousser

assez d'herbages dans les chaumes, sur les prairies naturelles ou arti­ficielles,

sur les terrains vagues et dans les bois, pour alimenter les bestiaux pendant

l'automne. C'est donc à se procurer la nourriture d'hiver et de printemps,

qu'il faut travailler :on y parviendra en formant des prairies temporaires;

c'est ainsi que l'on appelle le produit d'un semis de graines et de plantes

annuelles, que la rapidité de leur végétation et de leur accroissement permet

de faucher ou de faire pâturer au bout de deux mois au plus.





C'est à l'établissement de ces prairies temporaires, que

les cultivateurs doivent porter leurs soins; c'est par elles qu'ils peuvent

obtenir des ressources aussi certaines qu'abondantes. Ces prairies, si bonnes à

substituer à l'improductive jachère, concour­ront puissamment à améliorer

le sol, à le nettoyer des mauvaises herbes; et la saison n'est pas assez avancée

pour que, par-tout où l'on aura de la semence, il ne soit pas facile d'arriver

au but, si on opère aussitôt la récolte levée.





L'économie, ainsi que les principes d'un bon système

d'asso­lement, conseillent d'établir beaucoup de ces prairies, même sur les

terrains qui ont déjà porté une récolte; or, ce conseil ne peut être dédaigné

que par ceux qui croient à la nécessité du repos de la terre: heureusement

leur nombre est petit, aujour­d'hui que l'expérience a prouvé qu'il suffit de

changer l'espèce de la plante en culture, et d'empêcher celle-ci de porter des

graines, pour rendre ce repos indéfiniment inutile.





Dans les terrains maigres et sur la levée du seigle, on

peut labourer la surface avec une herse à dents de fer, et y semer, à-peu-près

par tiers, de l'avoine, de la vesce et de la navette.





Après la coupe des fromens, on peut semer sur un pareil

labour et dans les mêmes proportions, du seigle (Celui de mars pousse bien plus

vigoureusement en automne que le seigle ordinaire: on doit le préférer, si on

en a à sa disposition ),  des pois

gris, des féveroles ou des fèves de marais, qui réussiront parfaitement dans

les terrains gras et frais; on ne doit pas non plus oublier qu'il y a de

l'avantage à mêler des plantes grimpantes avec le seigle, les fèves de marais

, etc. , parce qu'elles s'y attachent et profitent mieux: d'ailleurs, ce genre

de plantes plaît beaucoup aux bestiaux. Toutefois, si l'on manquait de graines,

ou par d'autres considérations, on pourrait se contenter de semer une seule espèce.

Avec ces procédés, on obtiendra, deux mois après le semis, une coupe très-abondante,

extrêmement substantielle, que l'on pourra le plus souvent faner en plein air,

et presque toujours mêler avec de la paille pour la conserver pendant l'hiver:

un mois plus tard, on trouvera sur le même champ un pâturage qui serait

recherché dans tous les temps, et qui sera très-précieux dans les

circonstances.





Ces deux exemples suffisent pour montrer qu'on peut varier

beaucoup les combinaisons, en y introduisant plus ou moins d'espèces ou variétés

de plantes, selon les aspects du terrain, la nature du sol et la température du

pays.





Les principales espèces les plus faciles à se procurer,

et les plus connues après les six qui viennent d'être nommées, sont:


le froment de mars (Il pousse mieux en automne que le froment ordinaire ),

l'orge, le maïs, le sorgho, le papis,


toutes les vesces, toutes les gesses, le trèfle incarnat, connu sous le nom de

farouch, et autres espèces annuelles; les deux espèces de sarasin, la

spergule, la cameline, enfin la criblure des grains: on pourrait également

semer les moutardes blanches et noires, même celle des champs; mais on n'ose le

conseiller, attendu que ces graines se conservent en terre, et que, dans ce cas,

après la germination du printemps de l'année suivante, on aurait à les

arracher. On aurait moins à redouter cet in­convénient avec la moutarde

blanche, parce qu'elle gèle, et qu'ainsi il est probable qu'elle ne donnera pas

de graine cette année.





Il est encore bon de remarquer que, comme la plupart des

plantes désignées peuvent être semées de nouveau, soit sur les mêmes

champs, soit mieux encore sur d'autres, elles offriraient, après l'hiver, des

ressources, si les provisions étaient épuisées; on pourrait à cet effet les

semer dès les premiers jours de mars, et même plutôt, si le temps le

permettait, et on jouirait de leur produit à la fin d'avril ou au commencement

de mai, ce qui donnerait la facilité d'attendre la coupe des luzernes et autres

prairies artificielles, même des prairies naturelles bien exposées et en

terrain sec.





On trouvera enfin des moyens de nourriture des bestiaux

pendant l'hiver, dans un grand nombre de plantes qui ne craignent pas les gelées,

et qui sont dans le cas d'être semées sur les chaumes. De ce nombre sont la

rabiole, toutes les variétés de raves ou navets, principalement le rutabaga ou

navet de Suède, si robuste et si productif; toutes les variétés de choux,

entre autres le choux à faucher et le colsat; enfin le pastel, encore que

celui-ci ne plaise pas d'abord à tous les bestiaux, mais ils s'y accou­tument

facilement, et la précocité de sa végétation, l'abondance et la grandeur de

ses feuilles, le rendent très-précieux.





Les choux à vaches et frisés peuvent aussi être semés

en planches dans un jardin, pour être repiqués pendant l'hiver; ils commencent

à donner des feuilles au premier printemps, mais il leur faut un sol gras et

frais.





Les cultivateurs, qui déjà ont semé ou planté des

carottes, des panais, des betteraves, des topinambours, des pommes de terre, se

rappelleront qu'ils peuvent en tirer un grand parti pour la nourriture de leurs

bestiaux: puisse leur exemple engager à cultiver ces racines si utiles, et qui,

loin de souffrir des pluies, en acquièrent une plus forte végétation !





Beaucoup de cultivateurs ont encore la ressource des

feuilles d'arbre, principalement de celles d'orme, de frêne, de bouleau, de

peuplier, de saule et d'acacia, que les bestiaux recherchent avec avidité:

non-seulement ils se nourrissent bien des feuilles fraîches jusqu'à l'époque

de leur chute naturelle, mais on peut encore les en nourrir pendant l'hiver, en

coupant les rameaux qui les portent au commencement de septembre, c'est-à-dire,

avant la cessation de la sève. On les fait sécher au soleil, on les réunit

eur fagots, et on les dépose dans les greniers; elles se conserveront bonnes

jusqu'à la récolte suivante.





Les feuilles de vigne, qui, dans quelques cantons du midi,

sont annuellement livrées aux bêtes à laine, peuvent également l'être

par-tout l'automne prochain. Les marcs de raisin, ceux des cidres,

quoiqu'abandonnés fréquemment, procurent aussi une excellente nourriture

pendant une partie de l'hiver, si l'on a soin de les préserver de la

moisissure.





Après avoir indiqué rapidement tout ce qui peut

contribuer à fournir une bonne nourriture aux animaux, ainsi que les mesures de

salubrité à employer pour les préserver des maladies auxquelles un mauvais

fourrage les expose, il est utile d'examiner si les inquiétudes que l'on a

manifestées, relativement à l'influence que les pluies de cette année

pourraient avoir sur les produits futurs des terres dans les années suivantes,

sont fondées.





On peut assurer que cette influence n'est pas si alarmante

que l'on a semblé le croire.





On redoute, pour les pays de montagnes, que l'abondance des

pluies ne les ait dégarnies de leur terre végétale; mais doit-­on éprouver

cette crainte, lorsqu'à l'époque des pluies, l'herbe recouvrait et fixait déjà

cette terre? Elle n'aura donc pas descendu aussi facilement qu'on le présume.

Si cependant cela était arrivé en quelques endroits, il conviendrait, comme

cela se pratique dans les vignobles, de remonter cette terre, ou de la remplacer

par des engrais plus abondans.





Dans les vallées, au contraire, le sol se sera amendé;

et, lors même que les eaux y auraient conduit des terres trop compactes, il

sera facile de les ameublir par des hersages ou des labours ré­pétés. Au

reste, les inondations qui viennent d'avoir lieu, se sont effectuées trop

lentement, pour qu'elles aient occasionné des ravages aussi considérables que

ceux qu'on éprouve lors de la fonte des neiges ou lors des orages

extraordinaires.





On doit donc espérer qu'il n'y a pas de portions considérables

de terrain assez découvertes, assez privées de terre, ou, d'un autre côté,

assez recouvertes de vase, pour nuire sensiblement aux récoltes futures.





Paris, le 13 août 1816.





Signé, THOUIN, BOSC, SILVESTRE, HUZARD, YVART, VILMORIN,

CHALLAN, membres de la  commission.





Pour expédition conforme, Le secrétaire perpétuel de la

société,





Signé, SYLVESTRE.







 


Document mis à jour le 01-01-2004
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